par philippe lecler
publié dans :
Documents

Martyrologe de la Résistance ardennaise (6) de MENU à PEREIRA
355– MENU André (voir ci-après)
356 – MENU Pierre, né le 30 novembre 1923 à Fumay, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
357 – MEON Gilbert, né le 15 septembre 1922 à Nouvion-sur-Meuse, instituteur à Signy-Montlibert. Arrêté le 3 février 1944 à Nouvion pour un motif inconnu. Déporté par le transport du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Dachau. Décédé en ce camp le 4 février 1945.
358 – MERLET Robert, Eugène, né le 14 avril 1921 à Cliron, domicilié à Sormonne. Arrêté le 30 juin 1942 par la Gestapo pour détention illégale d’arme. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, vers le SS-Sonderlager Hinzert (entre le 29 mai 42 et le 10 septembre 1943). Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé le 26 juin 1944 à la prison de Schweidnitz.
359 – METENS Jules, Henri, Florent, né le 14 février 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
360 – MICHELY Victor, né le 20 novembre 1922 à Gondrexange (Moselle), domicilié à Wadimont. Fusillé à Wadimont le 30 août 1944.
361 – MIDOUX Georges, né le 2 octobre 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
362 – MION Marc, né le 16 mars 1923 à La Neuville aux Tourneurs, ouvrier agricole domicilié à Rozoy-sur-Serre (Aisne). FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.
363 – MOHIMONT Pol, né le 1er juin 1923 à Bosséval, cantonnier en cette commune. Réfractaire au STO, réfugié dans un maquis des Deux-Sèvres, arrêté à une date inconnue. Fusillé à Biard le 4 juillet 1944, après condamnation à mort du tribunal militaire allemand de Poitiers.
364 – MOINET André, Célestin, Hyppolyte, né le 17 juin 1925 à Haybes, domicilié à Rimogne. Fusillé à Sevigny-la-Forêt le 31 août 1944.
365 – MONCLIN Hugues, né le 22 septembre 1920 à La Croix-aux-Bois. Employé des Postes en Bretagne, opérateur radio du réseau de renseignement « Alliance », chargé du secteur de la Loire-Inférieure. Déporté de Paris vers la prison de Kehl en décembre 1943. Exécuté avec sept autres de ses camarades, d’une balle dans la nuque dans un bois, à Kehl, le 23 novembre 1944.
366 – MONTMARTRE Ernest, dit « René », né le 10 mars 1912 à Signy-le-Petit, domicilié en cette commune. Il appartenait au petit maquis franco-belge de Brognon et avait participé à diverses opérations contre l’occupant (sabotages de voies ferrées, transport d’aviateurs alliés) lorsqu’il fut arrêté avec quatre de ses camarades le 25 février 1944, lors d’une vaste opération de la police allemande le long de la frontière. Ce même-jour, le convoi qui les emmenait à Charleville fut mitraillé par des appareils américains à la hauteur de Tournes. Montmartre en profita pour sauter du véhicule qui les transportait et s’enfuir. Arrêté de nouveau le 1er avril, il fut emprisonné à Charleville. René Montmartre fut fusillé le 6 juillet 1944, avec Marcel Picot, dans les bois d’Etalle (canton de Rocroi).
367 – MOREAU Henri, dit « Lucien », né le 24 avril 1919 à Nouic (Haute Vienne), ouvrier charpentier en cette commune. En 1939, il fut mobilisé dans le 158e Régiment d’infanterie coloniale en garnison à Agen. Lors de la campagne de France, il défendit la ville de Rethel. Fait prisonnier, interné au Stalag de Charleville en 1940, il s’en évada en février 1942 et après avoir pris contact avec Paul Royaux, il fut nommé chef de secteur de Signy-l’Abbaye jusqu’en juin 1943, date à laquelle il fut nommé responsable départemental du Bureau des opérations aériennes (BOA). Il conserva cette fonction jusqu’à son arrestation par la Gestapo, à la gare de Châlons-sur-Marne en janvier 1944. Incarcéré à la prison Carnot de Charleville, dans la cellule XIII qu’il partagea un temps avec Jean Rogissart, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, avec douze autres prisonniers, le 29 août 1944.
368 – MOUCHARD Henri
369 – MOURAIN Henri, date et lieu de naissance inconnus, domicilié à Tavaux (Aisne). Appartenant au groupe FFI de Pierre Maujean, il fut mortellement blessé le 30 août 1944 lors des combats pour la libération.
370 – MOUZE André, né le 20 mars 1922 à Warcq, ouvrier agricole à Regniowez. Réfractaire au STO, il fut arrêté le 10 mars 1944 à Regniowez. Déporté au départ de Loos-les-Lille le 25 avril 1944 vers la prison de Charleroi (Belgique), transféré aux camps de concentration de Buchenwald, puis de Dora. Décédé le 12 avril 1945 à Oranienbourg.
371 – MOZET Roger, Emile, né le 30 avril 1925 à Raucourt, domicilié à cette adresse. Appartenant au groupe FFI de Sedan, il fut fusillé le 27 août 1944 à La Besace, avec son camarade Walter Robert, au cours d’une mission de récupération d’armes et de munitions.
372 – MUNIER André, né le 4 juin 1918 à Virecourt (Meurthe-et-Moselle), chef de district au ravitaillement domicilié à Liry. Arrêté le 23 mars 1944 pour avoir ravitaillé des réfractaires. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé à Meppen-Versen (Kommando de Neuengamme) le 4 décembre 1944.
373 – MURIOT Reine, Marie, Eugénie, née le 19 mars 1900 à Puiseux, domiciliée à Dijon (Côte dOr). Date et motif de l’arrestation inconnus. Déportée à une date inconnue vers le camp de concentration de Ravensbrück où elle est décédée le 24 mars 1945.
374 – MUTEAU Virgile, né le 17 août 1921 à Ecly, domicilié à Neufchâtel-sur-Aisne. Membre du mouvement « Ceux de la Résistance », il fut arrêté à son domicile par la police allemande le 24 février 1944. Il fut fusillé à Saint-Quentin (Aisne), avec 26 autres patriotes, le 8 avril 1944.
375 – NICOLAS Yves, né le 7 juin 1924 à La Francheville, domicilié à Mohon. Maquisard appartenant à la 2e Compagnie FTP du secteur Sud des Ardennes (détachement « Pascal »). Mort en mission, à Sauville le 15 août 1944.
376 – NONNON Max, né le 23 février 1923 à Poix-Terron, domicilié à Paris. Réfractaire au STO, réfugié dans le Jura, il intégra le chantier forestier, et maquis, de Montrond, qui fut attaqué au Pont de la Pyle par des troupes allemandes guidées par les miliciens. Il y fut fusillé avec dix de ses camarades le 13 mars 1944.
377 – OGNOIS Marie-Thérèse, née THIRION le 7 octobre 1898 à Nouart, domiciliée à Reims. Militante socialiste, agent de liaison du mouvement Libération-Nord, elle fut arrêtée par la Gestapo à son domicile le 8 juillet 1944, en même temps qu’André Schneiter, chef des FFI de l’arrondissement de Reims. Amenée à la prison de Charleville dans le cadre de l’enquête de la Gestapo sur le maquis du Banel (démantelé le 18 juin), elle fut fusillée au Bois de la Rosière, à Tournes, le 29 août 1944.
378 – OLIVAN Paul, né le 5 octobre 1925 à Charleville, domicilié en cette ville. Fusillé à Beffu-le-Morthomme lors des combats pour la libération le 31 août 1944.
379 – OTJACQUES Jean, né le 14 juin 1923 à Château-Regnault, domicilié en cette commune. Fusillé à Saulieu (Côte-d’Or) en 1944.
380 – PAGNIER Raoul, né le 18 avril 1924 à Douzy, domicilié en cette commune. Fusillé à Guérigny (Nièvre) le 12 août 1944.
381 – PAL Robert, né le 11 novembre 1889 à Baja (Roumanie), de nationalité hongroise. Pharmacien à Paris. Travailleur forcé de la WOL de Remaucourt d’origine juive, il s’évada lors de la rafle du 4 janvier 1944, et fut arrêté par la Feldgendarmerie à Doumely-Begny le 6 juillet 1944. Emprisonné à Rethel puis à Charleville, il fut fusillé au Bois de la Rosière, à Tournes, avec sa compagne Lily Bauer, le 29 août 1944.
382 – PARIS Adrien, né le 17 mars 1914 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt. Frère d’Emile Paris, dont il fut considéré comme complice par le tribunal militaire allemand qui les jugea. Il fut déporté au départ de Compiègne le 14 décembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé en ce camp le 25 avril 1945.
383 – PARIS Emile, né le 5 janvier 1922 à Haudrecy, cultivateur à Autrecourt, frère du précédent. Emile Paris appartenait au groupe de Résistance fondé dans le sedanais par Ernest Cardot et fondateur du premier maquis ardennais à Autrecourt (février 1943), dont les frères Paris assuraient le ravitaillement. Arrêté en juin 1943 après la mort d’Ernet Cardot et celle d’Achille François au bois de l’Alma, il fut condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, en même temps qu’Alphonse Mazier, et fusillé à Mézières le 1er novembre 1943.
384 – PARIS Jean, né le 5 juin 1925 à Vivier-au-Court, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 17 septembre 1943 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé le 9 février 1945 à Weimar (Kommando de Buchenwald).
385 – PAVONE Ange, né le 18 janvier 1900 à Asti (Italie), domicilié Château-Regnault. Il appartenait à la 1re Compagnie FTP des Ardennes et fut fusillé lors des combats pour la défense du pont de Château-Regnault le 2 septembre 1944.
386 – PEREIRA Alphonso, Inoff, né le 1er juin 1925 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
387 – PEREIRA Joseph, né le 6 mars 1927 à Revin, ouvrier en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
Retour sur la page d'accueil
par philippe lecler
publié dans :
Mémorial de Berthaucourt
Commémoration des arrestations des 1er et 6 avril 1944, ce samedi 7 avril à la ferme du Chesnois à Alland'huy, sous la présidence de G. Dardart, président de la FNDIRP, en présence de nombreux élus, dont J.P. Bachy, président du Conseil régional, et de représentants du monde associatif.
par philippe lecler
publié dans :
Actualité
Le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation porte sur " Le travail dans l'univers concentrationnaire nazi ". Pour les ressources documentaires, je vous invite à vous diriger vers le site Histoire et Mémoire des deux guerres mondiales du CRDP de Reims.
Dessin de C. Couturiot, déporté en mai 1943 au camp de Sachsenhausen(extrait du bulletin de l'AFMD, Mémoire et Vigilance, n° 39)
par philippe lecler
publié dans :
Actualité

Le 5 juin 1946 s’ouvrait devant la Cour de Justice des Ardennes le procès dit de « la bande au bossu », auteur des massacres commis à Illy-Olly et à Floing les 28 et 29 août 1944, à la veille de la Libération. Ce groupe d’action du SD, composé de dix militants du parti franciste, s’illustra ces jours-là par sa férocité et sa sauvagerie.
Son chef, Pierre Mary Paoli, né le 31 décembre 1921 à Aubigny-sur-Nère, dans le Cher, exerçait la profession de commis du Trésor. Il devint interprète à la Gestapo de Bourges au début de 1943. Orgueilleux, ambitieux, zélé, les Allemands le nommèrent Scharführer (sergent-chef) de la S.S. en janvier 1944. En août 1944, replié à Nancy, la Gestapo lui confia la direction de ce « groupe d’action » chargé de démanteler la Résistance Sedanaise.
À Illy-Olly…
Le 23 août 1944, le groupe installait son cantonnement à Illy-Olly, se présentant à la population locale comme une équipe de maquisards chargés par les Américains de désorganiser le front allemand et de rechercher des terrains de parachutage. Paoli était chargé d’assurer la liaison entre le groupe et le commandement du SD cantonné à Sedan.
Du 24 au 28 août, le faux maquis, malgré ses exactions (rafles des stocks de tabac, réquisitions de bicyclettes, vols de voitures), s’attira la sympathie des habitants du lieu, et gagna la confiance de jeunes gens qui le rejoignirent dans les bois.
Le 28 août, quatre jeunes hommes qui croyaient avoir rallié une organisation patriotique furent abattu à coups de mitraillettes au lieu-dit « La Hatrelle » où la bande avait installé son P.C. (Luc Lilès, Marceau Herman, Roland Saxe, Bernard Stringer). Abandonnant les lieux, les tortionnaires prirent la route de Sedan, laissant derrière eux d’autres victimes (Jacques Wentzel, Alfred Lejeune, Pierre Rouy). Plus loin, dans la gare désaffectée d'Olly, ils abattirent froidement trois jeunes gens qui avaient sollicité leur admission au maquis (Pierre Melo-Pinto, Daniel Hut, le troisième fut grièvement blessé mais échappa à la mort).
Rentrés à Sedan dans la soirée, ils étaient désignés pour mettre un point final à une opération qu’ils avaient initiée à Gaulier.
… Et à Gaulier
Vers le 15 août, trois hommes descendus d’une voiture automobile (Paoli, Picault et Thaon) se présentèrent au café-tabac tenu à Gaulier par M. Champenois, exhibant des brassards FFI, se firent remettre le tabac et discutèrent avec les personnes se trouvant là. Jean Barré, passant sur la route, fut appelé par le fils Champenois et prit part lui aussi à la conversation. Les miliciens, se disant au maquis, leur promirent des armes qu’ils devaient, disaient-ils, recevoir bientôt. Jean Barré, trop confiant, leur demanda des mitraillettes. Les miliciens lui donnèrent rendez-vous le lendemain entre la Vierge de Floing et la Meuse.
Jean Barré rendit compte de cet entretien à Marcel Léonard, chef de centre FFI de Floing, qui, flairant un piège de la Gestapo, lui donna l’ordre d’aller seul à ce rendez-vous, ce qu’il fit sous la surveillance de trois hommes armés. Les miliciens lui donnèrent quelques cartouches de mitraillette et deux grenades et le pressèrent de les mettre en relation avec un responsable des FFI de Sedan. Barré prétendit ne pas en connaître. Un voisin, André Martigny, vint se mêler à la conversation. Puis les miliciens partirent et l’affaire en resta là jusqu’au 28 août où Léonard apprit ce qui s’était passé à Olly.

Une des victimes des francistes à Illy,
Bernard Stringer, n'avait que 15 ans...
par philippe lecler
publié dans :
Des faits