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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Les rendez-vous

Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises
  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 23 mai, à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence du L cl Letang  :
  " Préparation à l'offensive allemande de juillet 1918 : installations, infrastructures, et moyens allemands mis en oeuvre"


COLLOQUE  1914-1918, l'Autre Résistance. Résister dans les Ardennes et ailleurs
26-27 septembre au Musée Guerre et Paix en Ardennes à Novion-Porcien
Rens : 03 24 30 65 21


EXPOSITION  
Autour de Benjamin Franklin. Les Ardennes dans la guerre d'indépendance américaine (1776-1783)
Du 14 avril au 13 juin aux Archives départementales des Ardennes

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Dimanche 25 février 2007
Cette photo fut prise par un soldat allemand le 19 juillet 1940 à Charleville, place Ducale. Les deux hommes posent devant une colonne de prisonniers de guerre français. Tous commentaires permettant "d'éclairer" ce document seront les bienvenus.
par philippe lecler publié dans : Documents
Vendredi 23 février 2007
Martyrologe de la Résistance ardennaise (5) de LEVA à MENNESSON

  299 – LEVA Roger, né le 22 janvier 1919 à Paris, marchand de charbon à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

300 – LILES Luc, né le 9 avril 1929 à Saint-Menges, domicilié à Illy. Fusillé à Illy par les francistes commandés par Paoli, connus sous la dénomination de « bande au bossu », le 28 août 1944.

301 - LOISEAU Jean, né le 31 octobre 1920 à Revin, bûcheron en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

302 – LOIZON Auguste, né le 7 avril 1913 à Terron-sur-Aisne, cultivateur en cette commune. Fusillé le 1er septembre 1944 à Terron-sur-Aisne.

303 – LORETTE Jean, né le 6 novembre 1924 à Exermont, domicilié à Fléville. Fusillé à Fléville le 30 août 1944.

304 – LOTH Noël, Marcel, né le 9 octobre 1926 à Rocroi, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

305 – LOUGE Dominique, né le 1er janvier 1900 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), gendarme à Machault. Appartenant au maquis « Violette », il fut fusillé par un Allemand lors d’une patrouille à La Neuville en Tourne à Fuy le 30 août 1944.

306 – LOUIS Maurice, né le 12 juillet 1895 à Château-Regnault, ouvrier meunier et ancien maire communiste de cette commune. Arrêté le 19 mai 1942 par le SD de Charleville pour activité communiste, il fut déféré le 24 juillet devant la cour spéciale de Nancy et acquitté, mais interné à Compiègne par les autorités allemandes. Il fut déporté au camp de concentration de Sachsenhausen par le transport du 24 janvier 1943. Décédé au camp de concentration d’Oranienbourg le 25 mars 1943.

307 – LOUIS Serge, né le 26 décembre 1922 à Vrigne-aux-Bois, ouvrier agricole à Vivier-au-Court. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté. Décédé en Allemagne, à Fisback, le 25 mars 1945.

308 – LOUPPE André, Henri, Raymond, né le 19 janvier 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

309 – LOUVIOT Raymond, né le 10 juin 1925 à Haybes, tourneur en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

310 – LOZET André, Paul. Date et lieu de naissance inconnus. Soldat appartenant au 501e Régiment de chars de la division du général Leclerc. Tombé lors de la libération de Paris le 25 août 1944.

311 – LUANS Roger, né le 14 juillet 1922 à Maison-Alfort, boucher à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

312 – LUCAS Daniel, Albert, né le 1er janvier 1923 à Donchery, gendarme domicilié à Flixecourt (Somme). Fusillé en cette commune le 1er septembre 1944.

313 – MAHAUT Gabriel, né le 15 février 1911 à Revin, chauffeur domicilié à Mohon. Arrêté le 26 novembre 1943 pour un motif inconnu. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 25 février 1944, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Décédé au camp de concentration de Dachau le 17 novembre 1944.

314 – MAISONNEUVE Lucien, né le 27 février 1908 à Nantes, domicilié à Amagne,  manœuvre à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.

315 – MAIZIAIRES Paul, né le 3 septembre 1916 à Paris, domicilié à Mézières. Fusillé à Isles-en -Dodon (Haute-Garonne), au maquis de Meilhan, le 7 juillet 1944.

316 - MAIZIAIRES Raphaël, né le 18 juin 1920 à Mézières, domicilié en cette commune. Fusillé à Isles-en-Dodon (Haute-Garonne), au maquis de Meilhan, le 7 juillet 1944.

317 – MAKUWCZINSKI Eugène, né le 30 décembre 1927 à Vrigne-aux-Bois, domicilié à Charnois. Fusillé en cette commune lors des combats pour la libération de Givet, le 5 septembre 1944.

318 – MAKUWCZINSKI Stanislas, né le 2 avril 1924 à Dasnine (Allemagne), père du précédent, domicilié à Rancennes. Arrêté, avec son épouse,  le 29 octobre 1942 par la Feldgendarmerie de Givet pour avoir hébergé un prisonnier soviétique évadé. Déporté. Décédé  au camp de concentration de Mauthausen le 31 mars 1945.

319 – MALAISE Armand, né le 19 novembre 1898 à Landrichamps, instituteur domicilié à Nouvion-sur-Meuse. Fondateur, avec Maurice Robert, du mouvement Libération-Nord dans les Ardennes et adjoint du Commandant Fournier au sein de l’Armée secrète. Mort d’un arrêt cardiaque au retour d’une mission, à Lonny le 4 janvier 1944.

320 – MALLET Pierre, né le 27 juillet 1924 à Vrigne-aux-Bois, domicilié en cette commune. Elève au collège de Nassau, à Sedan, où se constitua fin 1941 un groupe de résistance qui s’employa à la confection et à la distribution de tracts gaullistes, à la récupération d’armes, aux sabotages. Le groupe fut disloqué en octobre 1943. Pierre Mallet, qui avait quitté la région, intégra un maquis et fut fusillé à Clamecy (Nièvre) le 21 août 1944.

321 – MANOEL Fernand

322 – MANON Louis, Gaston, né le 2 mai 1891 à Haybes, hôtelier en cette commune. Il fut arrêté le 13 mars 1944 pour avoir hébergé et ravitaillé des réfractaires. Incarcéré à la prison de Charleville, il fut fusillé à Tournes le 29 août 1944.

323 – MARBACQUE Marcel, né le 5 août 1922, domicilié à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

324 – MARCHAND André, né le 29 septembre 1898 à Reims, expert-comptable à Charleville. Chef de secteur FFI de Charleville. Arrêté avec Pierre Chardin et Roland Lambert dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.

325  – MARCHAND Arthur, né le 1er avril 1923 à Jumet (Belgique), domicilié à Hargnies. Avec deux de ses camarades, Raymond Martin et René Rivir, il fut arrêté par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 7 juillet 1944, alors qu’il rejoignait le maquis des Ardennes. Il fut fusillé dans la forêt ce jour même.

326 – MARIELLE Pol, né le 12 décembre 1903 à Brest, agent d’assurances à Sedan. Il fut arrêté le 4 mars 1943 à la suite d’une manifestation, initiée par le Parti communiste clandestin, contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Déporté au départ  de Compiègne le 28 avril 1943 vers le camp de concentration de Sachsenhausen. Décédé en ce camp le 30 mars 1945.

327 – MARTIGNY André, né le 23 juin 1916 à Chauny (Aisne), domicilié à Floing. Fusillé par les francistes commandés par Paoli, connus sous la dénomination de « bande au bossu », le 29 août 1944 à Floing.

328 – MARTIN Georges, né le 29 juin 1914 à Thilay, ouvrier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

329 - MARTIN Henri, René, né le 16 mars 1925 à Reims, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

330 – MARTIN Jean, né le 18 octobre 1920 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

331 – MARTIN Raymond, né le 7 septembre 1924 à Fromelennes, domicilié en cette commune. Avec deux de ses camarades, Arthur Marchand et René Rivir, il fut arrêté par la Feldgendarmerie de Givet sur la route de Vireux à Hargnies le 7 juillet 1944, alors qu’il rejoignait le maquis des Ardennes. Fusillé à Mézières le 7 juillet 1944.

332 – MASSE André, domicilié à Besmont (Aisne).

333 – MASSE Paul, domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), organisateur d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO, il fut mortellement blessé le 8 mars 1944 à Coingt. Il est décédé ce jour à l’hôpital d’Hirson.

334 – MASSE Pierre, né le 21 octobre 1923 à Cuiry-les-Iviers (Aisne), domicilié à Coingt (Aisne). Appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye), organisateur d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO, il fut dénoncé  par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 8 mars 1944. Déporté au départ de Compiègne à destination du camp de concentration de Neuengamme le 21 mai 1944. Disparu en ce camp.

335 – MASSET Raphaël, né le 25 novembre 1920 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié à Bosséval. Fusillé à Bosséval le 5 septembre 1944.

336 – MASSIN Pierre, Gustave, né le 4 mars 1919 à Balan, domicilié en cette commune. Fusillé à Bazeilles le 4 septembre 1944.

337 – MASSON André, né le 26 avril 1917 à Nouzonville, manœuvre en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

338 – MATER Daniel, né le 15 avril 1925 à Nouzonville, domicilié en cette commune. Arrêté le 6 juin 1944 à Nouzonville alors qu’il préparait un sabotage sur voie ferrée. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

339 – MATER René, né le 11 juin 1897 à Nouzonville, domicilié en cette commune, père du précédent. Arrêté le 6 juin 1944 à Nouzonville alors qu’il préparait un sabotage sur voie ferrée. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 9 juin 1944.

340– MATHIEU Roger, Auguste, né le 23 novembre 1914 à Pienne (Meurthe-et-Moselle), artisan coiffeur à Charleville. Arrêté le 31 mars 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés (réseau Samson), dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes ». Fusillé à Tournes le 29 août 1944.

341 – MATUSZAK André, Joseph, né le 5 juillet 1922 à Saint-Quentin, domicilié à Nouzonville. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Hargnies le 13 juin 1944.

 342 – MATHY Alfred, Pierre, né le 27 juin 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

343 – MAUCORT Eugène, né le 19 juin 1901 à Fumay, gendarme domicilié à Condé-les-Vouziers. Fusillé à Terron-sur-Aisne le 1er septembre 1944.

344 – MAUDOUX Usmé, né le19 août 1898 à La Taillette, employé SNCF domicilié à Hannogne-Saint-Martin. Arrêté le 4 mars 1943 à la suite d’une manifestation contre le départ de requis au STO en gare de Sedan. Déporté vers le camp de concentration de Sarrebrück Neue Bremm le 24 avril  1943. Décédé au camp de concentration de Sachsenhausen le 13 février 45.

345 – MAUGUIERE Georges, Mathias, né le 4 avril 1925 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.

346 – MAUJEAN Odette, née DROMAIN le 14 avril 1925, domiciliée à Tavaux (Aisne). Épouse de Pierre Maujean, lieutenant FFI et adjoint de G.H. Lallement (chef du secteur de Signy-l’Abbaye). Odette Maujean fut martyrisée lors des massacres de Tavaux, et fusillée par les Allemands le 30 août 1944,

347 – MAUS Camille, né le 30 mai 1888 à Tremblois-les-Carignan, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 27 janvier 1944 au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé en ce camp le 20 septembre 1944.

348 – MAUVAIS Paul, Robert, né le 6 septembre 1901 à Warcq, domicilié à Sommauthe. Fusillé à Sommauthe le 3 août 1944.

349 – MAUVIEL Guy, né le 29 mars 1927 à Coucy, domicilié à Houldizy. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté par le transport du 13 juillet 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau, décédé au camp de concentration de Mauthausen le 2 février 1945.

350 – MAYOT Roger, né le 16 avril 1907 à Châtel-Chehery, employé de la SNCF à Villers-Semeuse. Arrêté le 16 décembre 1943 en gare de Mohon pour un motif inconnu. Déporté par le transport du 25 février 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de Natzweiler. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Transféré aux camps de concentration de Dachau puis de Mauthausen. Décédé au camp de Melk (Kommando de Mauthausen), le 28 novembre 1944.

351 – MAZIER Alphonse, né le 23 juillet 1920 à Béverin-Wacs (Belgique), dessinateur industriel à Sedan. Arrêté par les autorités allemandes le 8 juin 1943, après la mort d’Ernest Cardot. L’enquête mit en évidence son rôle dans la formation d’un maquis à Autrecourt. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 23 septembre 1943.

352 – MELIN Jean, né le 16 février 1928 à Monthermé, ardoisier à Fumay. Volontaire au maquis des Ardennes. Fusillé à Monthermé le 20 juin 1944.

353 – MELO-PINTO Pierre, né au Portugal, 18 ans, domicilié à Sedan.  Fusillé à Olly par les francistes commandés par Paoli, connus sous la dénomination de « Bande au Bossu », le 28 août 1944.
  
354 - MENNESSON Henri, né le 28 août 1895 à Iviers (Aisne), commerçant à Brunehamel, dans l’Aisne, appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Organisateur, avec son épouse, d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO. Les époux Mennesson furent arrêtés le 8 mars 1944, dénoncés  par un traître à la solde de la Gestapo. Condamnés aux travaux forcés à perpétuité par un tribunal militaire, ils furent incarcérés à Fresnes le 14 avril. Mme Mennesson fut déportée à Ravensbrück puis transférée à Mauthausen, et survécut à sa déportation. Henri Mennesson fut déporté par le transport du 4 mai 1944 au départ de Paris, gare de l’Est, vers le camp de concentration de Natzweiler. Soumis au décret Keitel «Nacht und Nebel». Transféré au camp de concentration de Dachau. Décédé à Allach (Kommando de Dachau), le 20 janvier 1945.


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Mardi 20 février 2007
Dimanche 18 février, la médaille des Justes parmi les Nations a été remise, à titre posthume, à Juliette et Daniel Brunet, au cours d’une cérémonie qui eut lieu à Lucquy. En présence d’élus locaux, de représentants de l’État et de délégués du comité français pour Yad Vashem, la petite-fille du couple Brunet a reçu cet hommage du Ministre conseiller à la culture près l’ambassade d’Israël.

Durant neuf mois, Juliette et Daniel Brunet, tous deux ouvriers agricoles à Faux, avaient caché à leur domicile la famille Appel, composée de trois personnes, lorsque les Allemands avaient entrepris en janvier 1944 de rafler les derniers juifs présents dans le département, et notamment ceux qui, comme les Appel, travaillaient pour la WOL.

Cette manifestation très émouvante fut possible grâce aux recherches de Pierre Coulon (auteur de Une étoile m’a dit) et au soutien de l’AFMD 08, co-organisatrice de l’événement.

 À cette occasion, C. Dollard-Leplomb a énuméré les noms des quarante et un enfants déportés des Ardennes et morts dans les camps.

par philippe lecler publié dans : Actualité
Samedi 10 février 2007

Selon une source bien informée, le conseil municipal de Rethel qui a siégé mercredi 7 février s'est ouvert sur la question des suites à donner à la demande de reconnaissance de la famille Cyminski que nous avions formulée, et une commission a été désignée pour examiner les modalités de son application.

Le quotidien L'Union du 5 février s'était fendu d'un article pour rappeler la destinée tragique de cette famille et se faire l'écho de notre demande d'une pose de plaque, de stèle, ou de toute autre manifestation du souvenir. Sous le titre « Pour que la famille Cyminski ne tombe pas dans l'oubli », le journaliste notait « Peut-être que cet "oubli" pourra être "réparé" lors du prochain conseil municipal de mercredi soir ! En tout cas, comme d'autre élus de la région, ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. » Á la suite de cette publication, de nombreuses personnes se sont présentées au siège du journal pour manifester leur sympathie et apporter leur soutien à cette initiative. On notera aussi que Me Serge Klarsfeld a, par courrier, appuyé auprès de la commune notre démarche.

Á suivre...
( Sur ce sujet, les articles précédents ici et ici.)
par philippe lecler publié dans : Actualité
Jeudi 8 février 2007

Sur un des piliers du pont, la plaque inaugurée en 1964

En juin 1944, les groupes FTP de la vallée de la Meuse commandés par Georges Thévenin et Jules Bourgeois (« Judex ») étaient unifiés sous la dénomination de 1ère Compagnie FTP – Zone nord des Ardennes.

Le 1er septembre 1944 au matin, en pleine déroute, les Allemands faisaient sauter tous les ponts sur la Meuse pour retarder l’avancée des blindés américains et protéger leur fuite. Celui reliant Braux à Levrézy venait de sauter lorsque les FTP de Braux vinrent avertir Judex qu’une automitrailleuse chargée d’explosifs se dirigeait vers le pont de chemin de fer reliant Bogny à Château-Regnault. Après une tentative infructueuse de destruction du véhicule ennemi avec un bazooka, les FTP abrités derrière les maisons en bordure de Meuse ouvraient le feu sur les artificiers. Un Allemand fut tué, trois autres blessés. L’ennemi recula, abandonnant la place.

Il revint le lendemain, vers 11 heures, un groupe d’artificiers minant les piles du pont. Judex disposa ses hommes sur les hauteurs rocheuses des Quatre Fils Aymon et les tireurs ouvrirent un feu nourri. Le groupe des Vanelles, un groupe indépendant qui s’était constitué autour d’une vieille mitrailleuse de la Première Guerre découverte dans les bois et remise en état, les seconda en installant leur arme à la roche de l’Hermitage, tandis que quelques FTP sans armes envoyés sur l’autre rive du fleuve faisaient exploser des cartouches dans des feux, afin d’impressionner l’ennemi et le tromper sur le nombre des défenseurs. Les Allemands, laissant un mort et emmenant plusieurs blessés, se replièrent dans le tunnel. Alors que Judex envoyait quelques estafettes afin de prévenir chacun de ne point se découvrir, un tireur isolé près de la gare abattait Ange Pavone, blessait Maurice Villière et Antoine Barral.

L’assaut de la gare qui suivit permit aux FTP de récupérer près de quatre tonnes d’explosifs qui furent immédiatement évacués et dissimulés.

C’est alors qu’une compagnie allemande qui se repliait vers la Belgique fut accrochée par un groupe sur les hauteurs de Levrézy et redescendit sur Château-Regnault, rassemblant des civils qui furent enfermés dans l’église et dans un garage attenant, menaçant de les fusiller en cas de nouvelle attaque.

« Je me rendis alors devant l’officier allemand qui me demanda de cesser le feu, me refit la même menace, mais ajouta aussitôt qu’il relâcherait les otages si je m’engageais à les laisser passer avec sa compagnie. Je lui donnais ma parole à condition qu’il relâche les otages et qu’il ne tente rien contre le pont de chemin de fer. “D’accord pour les otages”, me dit-il, “mais pour le pont, ce n’est pas mon secteur. Si je rencontrais la moindre résistance, je pourrais tout saccager, ce sont les ordres”. Je lui répondis que s’il voulait mettre ses menaces à exécution, aucun d’eux ne sortirait vivant, que mon effectif était important et que d’ailleurs il devait attendre une heure pour que je prévienne mes troupes (3000 environ sur 30 km2). Convaincu de la véracité de mes paroles, il accepta mes conditions. » Un bluff magnifique : l’effectif des FTP n’excédait alors pas 40 hommes mal armés… « Nous disposions de vingt deux fusils dont deux tenaient avec du fil de fer, d’une mitrailleuse avec des cartouches qu’il nous fallait passer au papier de verre tellement elles étaient couvertes de vert-de-gris, de quelques grenades et de deux mitraillettes Sten. »

Devant la gravité prise par les événements, Judex envoya deux agents de mission pour toucher Prisme, commandant du maquis des Ardennes qui stationnait aux alentours de Hautes-Rivières, et lui demander de lui envoyer cinq hommes armés, un fusil mitrailleur et une pile pour le bazooka qui refusait de fonctionner. Prisme lui fit répondre « qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir d’un lieutenant » et refusa le soutien demandé.

Le lendemain, 3 septembre, Judex fut prévenu que treize automitrailleuses descendaient vers Levrézy. Il délégua de nouveau deux estafettes auprès de Prisme pour demander que Georges Thévenin, son vieux compagnon d’arme qui avait rejoint le maquis des Ardennes, lui fût envoyé en renfort, lui précisant l’urgence et la gravité de la situation. « Peut-être a-t-il mal compris mon appel au secours, n’a-t-il pas mesuré l’importance de la défense de ce dernier pont sur la Meuse, permettant le passage vers la Belgique, il me fit réponde que “quand on ne peut pas se défendre, on n’attaque pas” ».

Le combat fut engagé. Le groupe de Robert DI Gracia parvint à stopper quatre véhicules ennemis près du cimetière de Levrézy, tandis que celui de Raymond Barral et Christian Tisseront, en position dans une usine désaffectée, harcelait ceux qui continuaient leur route vers le pont dont la destruction restait l’ objectif final. En butte à cette résistance inattendue, les Allemands incendièrent plusieurs maisons de Levrézy, dont celle du FTP Jean Brasseur, qui s’élança pour venir en aide à sa famille. Arrêté et fouillé par les Allemands qui découvrirent un pistolet dont il avait négligé de se débarrasser, il fut immédiatement fusillé devant sa femme et ses enfants.

Judex fit replier son dernier groupe et décida d’essayer, avec Christian Tisseront, de joindre l’avant-garde des blindés américains qu’il savait proche de Nouzonville. Partis en moto, c’est après avoir essuyé des tirs à l’entrée de ce bourg qu’il remontèrent vers Arreux où il firent leur jonction avec une unité américaine qui bivouaquait. Judex parvint à convaincre un officier de les suivre, l’ordre fut enfin donné à une automitrailleuse de les accompagner jusqu’à Château-Regnault. Leur apparition dans le village fut suffisante pour faire fuir les Allemands. Les Américains découvraient alors un pont intact sur la Meuse, passerelle providentielle qui allait leur permettre de poursuivre leur marche vers l’est.

Les citations sont tirées de la relation écrite de Jules Bourgeois : « La défense du pont de Château-Regnault par la 1ère Cie FTPF des FFI des Ardennes ». 6 pages dactylographiées, sans date.

 

Le pont de chemin de fer de Château-Regnault, dominé par les Quatre Fils Aymon, à Bogny.
par philippe lecler publié dans : Des lieux
 
 
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