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les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

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Les rendez-vous

Dimanche 7 septembre, 10 h 45 : Commémoration du 64e anniversaire de la libération des Ardennes, au Mémorial de Berthaucourt

Cycle de conférences 2008 de la Société d'Etudes Ardennaises

  Sentinelles de guerre, sentinelles de paix : la paix, d'une guerre à l'autre


- Vendredi 27 octobre,
à 18 h aux Archives départementales, 10, rue de la Porte de Bourgogne, Charleville-Mézières,  conférence de Didier Bigorgne :

  " Les mouvements pacifistes dans les Ardennes"


COLLOQUE  1914-1918, l'Autre Résistance. Résister dans les Ardennes et ailleurs
26-27 septembre au Musée Guerre et Paix en Ardennes à Novion-Porcien
Rens : 03 24 30 65 21




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Dimanche 19 février 2006

Tous les moyens furent bons aux allemands pour dénigrer leurs adversaires et les ridiculiser (c'est de bonne guerre), espérant l'adhésion d'une partie de l'opinion publique française (souvent franchement anglophobe à l'époque, voire "anglophage" comme l'avait déclaré un contemporain). A une époque où il n'est pas toujours bien vu de s'adonner au dessin d'humour, je mets en ligne quelques extraits de cette affiche acquise à prix d'or (je plaisante) chez un bouquiniste. Datée de mai 1941, la "triste histoire..." commandée par les services de la Propaganda-Staffel en France fut tirée à 1 600 000 exemplaires par l'imprimerie Mazeirie à Paris et illustrée par les dessinateurs Mars et Trick.
par philippe lecler publié dans : Documents
Dimanche 19 février 2006
Né à Joigny sur Meuse le 12 juillet 1901, marié et père de deux enfants, exerçant la profession de forgeron, domicilié à Joigny, rue du Chêne.
Depuis son plus jeune âge (il apprend le métier avec son père dès l’âge de 13 ans), il fréquente les syndicats ouvriers dont il devient un des éléments les plus actifs. Frappé par la répression patronale pour son activité militante, il perd son emploi en 1931. Il va dès lors organiser des “comités de chômeurs” dans toute la vallée de la Meuse, et, parallèlement, prendre la tête du syndicat des Métaux de Nouzonville.
La crise économique et sociale prenant dans l’ampleur (on compte plus 6000 chômeurs dans le département en 1933), Fuzellier propose de lancer une grande campagne revendicative des ouvriers et des chômeurs qui aboutira, pendant l’hiver 1934-1935, à “la marche de la faim”.
En 1935, il est élu maire de Joigny, puis c’est la grande victoire du Front populaire... Sur le plan politique, Fuzellier, membre du Bureau régional du Parti communiste, lutte contre la politique de non-intervention en Espagne, contre la trahison de Munich, et contre les concessions faites à Hitler. Révoqué avec l’ensemble de son conseil municipal en 1939, Fuzellier évacue dans l’Allier avec sa famille lors de l’exode du printemps 1940.
Il rentre à Joigny au début de l’année suivante et reprend contact avec d’anciens militants communistes, puis héberge Maurice Deloison, envoyé par le Comité central du PC pour reconstruire le Parti dans les Ardennes.
Arrêté par la police, avec ce dernier, à son domicile de Joigny le 23 août 1941, il est condamné par la cour spéciale de Nancy le 12 septembre à cinq années de travaux forcés. D’abord détenu à la maison d’arrêt de Nancy, il fut transféré à Fresnes, puis à Caen, où il fut fusillé le 14 février 1942. 
Extrait de la fiche individuelle de Jules Fuzellier rédigée par les autorités allemandes lors de son inscription sur la liste des otages (Geiselliste - CDJC-Mémorial de la Shoah. Dossier XLVA-1) :
« Intelligent, rusé, sournois, hypocrite, malin. Il s’y entend à faire exécuter par d’autres les missions dangereuses. Lors de son arrestation, il a encore tenté de prendre la fuite. Pendant la procédure, il a nié l’ensemble des accusations jusqu’à ce qu’il puisse être confondu et il a jusqu’à la fin tenté de fausser les faits et de les présenter sous un jour qui lui était favorable. […] Sa vie, son passé, sa personnalité mais aussi son comportement durant la procédure pénale montrent de façon irrécusable qu’il est dangereux. Il est donc passible d’exécution. »
P. Lecler. Extrait de l'étude : " La répression des menées communistes sous l'occupation allemande dans les Ardennes (1940-1943) ". Non publiée.
par philippe lecler publié dans : Des hommes
Dimanche 19 février 2006
Les ouvrages sont cités dans l’ordre chronologique de leur publication. Le choix des limites chronologiques est assez arbitraire, l’année 2000 a le mérite de trancher une période et de marquer une rupture chronologique nette. De toutes façons, les publications sur cette période, dans notre petit département, ne sont pas légions et n’encombrent pas les fonds de bibliothèque, le choix d’une date de rupture est donc purement formelle. 
1946 - Collectif, L’Occupation et la Libération vues par les écoliers ardennais, imp. G. Bouche, Mézières 
Au lendemain de la Libération, la Croix-Rouge française de la jeunesse organisa un concours au sein des établissements scolaires, afin de composer des albums de correspondance entre les écoles de France, chaque enfant devant retracer l’histoire de sa ville ou de son village pendant l’Occupation. Un recueil de textes fut ainsi réuni dans les Ardennes par un jury composé, entre autres, de l’écrivain Jean Rogissart et de l’historien Henri Manceau.
Aujourd’hui introuvable, l’ouvrage fut réédité en 2001 par les éditions « Les Cerises aux Loups » sous le titre (racoleur) : Quand les Nazis régnaient sur les Ardennes.
On y trouve des récits quelquefois tragiques (ainsi celui de Michel Stadler qui assista à l’arrestation de son père, fusillé aux Ayvelles le 26 juin 1944), quelquefois cocasses ou émouvants, qui forment des petites pages d’histoire vécues aux temps de l’Occupation.
par philippe lecler publié dans : Biblio ardennaise
 
 
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