Une copie de ce mémoire a en outre été envoyée au Conseil régional, au Conseil général, au député de la circonscription, aux Archives départementales, au CDJC, à Serge
Klarsfeld, à la presse locale et à l'AFMD, qui soutient le projet. Vous pouvez vous aussi manifester votre adhésion à cette initiative
en écrivant à la mairie de Rethel (place de la République, 08300 Rethel). Je ne manquerai pas de vous tenir informés des suites données à cette requête.
Quelques repères chronologiques et biographiques:
- 16 octobre 1901 : Naissance d'Icko Cyminski à Szczuczyn en Pologne.
- 4 janvier 1912 : Naissance de Rachel Edelson à Szczuczyn en Pologne.
- 7 février 1925 : Icko Cyminski quitter la Pologne pour venir s'installer en France, à Nancy. Il ouvre un petit commerce en cette ville où vivent des frères et une soeur de Rachel.
- 5 octobre 1930 : Rachel Edelson rejoint Icko à Nancy.
- Novembre 1932 : Icko et Rachel quittent la ville ducale pour venir s'installer dans les Ardennes. D'abord commerçant ambulant, Icko achète un fonds de commerce place de Caen, au 1, de la rue Dubois-Crancé. Il vend des vêtements de travail.
- 16 septembre 1933 : Mariage d'Icko et Rachel à Rethel.
- 20 décembre 1933 : Naissance à Rethel d'Hélène, qui sera leur unique enfant.
- De 1933 à 1938, Icko et Rachel réitèrent par trois fois leur demande de naturalisation, demande à chaque fois ajournée par l'administration.
- Août 1940 : Après l'exode, Icko et Rachel rentrent à Rethel. Ils hébergent la famille Launois dont la maison a été détruite lors des combats de mai-juin 1940. Réouverture du magasin.
- 1re ordonnance allemande sur les Juifs du 27 septembre 1940, qui impose la pose obligatoire de l'affichette « entreprise juive ». Par l'ordonnance du 18 octobre sur les « entreprises juives », le MBF (Militärbefehlshaber in Franckreich ; Commandement militaire en France) se donne le droit d'y nommer un administrateur provisoire.
- Février 1941 : Icko Cyminski est dépossédé de son commerce et un commissaire-gérant est chargé de liquider l'affaire.
- 29 mai 1942 : Ordonnance allemande sur le port de l'étoile jaune.
- 16 juin 1942 : La famille Cyminski retire ses étoiles auprès du commissariat.
- 16 et 17 juillet 1942 : Rafle du « Vel' d'Hiv » à Paris.
- 9 octobre 1942 : Arrestation à leur domicile d'Icko et de Rachel Cyminski. Ils sont internés à la prison de Rethel. L'officier du SD qui a procédé à l'arrestation réquisitionne auprès de la préfecture une escorte de policiers français pour emmener les détenus au camp de Drancy. Hélène, gravement malade, est laissée à la garde de la famille Launois.
- 13 octobre 1942 : Départ pour Drancy, depuis la gare de Rethel, à 7 heures 30 du matin. Un policier français escorte Icko et Rachel.
- 4 novembre 1942 : Icko et Rachel Cyminski sont déportés vers Auschwitz par le convoi 40, composé de 1000 personnes dont 639 sont immédiatement gazées à l'arrivée.
- Janvier 1944 : En cette première semaine de l'année, les Allemands procèdent aux dernières rafles des Juifs présents dans le département.
- 4 janvier 1944 : Hélène Cyminski est enlevée à Rethel par des soldats allemands, en fin de journée. Emmenée à Charleville, elle est ensuite transférée par train au camp de Drancy avec d'autres Ardennais, dont les familles Levi et Scheuer de Vouziers.
- 30 mai 1944 : Hélène est déportée à Auschwitz par le convoi 75. Elle y est gazée à son arrivée, le 2 juin.
Hélène est au premier plan. Photo : A. Launois (détail)
Une grande étude, composée par un harmonieux mélange de mémoires vécues et d'analyse historique, consacrée aux huit départements formant la Région C de la Résistance, par son ancien chef, Gilbert Grandval. Indispensable pour qui veut aller plus loin dans la compréhension de l'organisation de la Résistance.
Présentons donc son principal et illustre auteur, Gilbert Grandval qui eut entre les mains les destinées de la résistance ardennaise de 1943 à la Libération.
Le 26 novembre 1943, il prend la succession de Pierre Arrighi (arrêté par les Allemands le 19 novembre) à la tête de l'organisation militaire de C.D.L.R. Ce mouvement s'est vu confié le commandement de la région C de la Résistance par le général Delestraint, chef militaire de l'A.S. Par cette nomination, Grandval devient chef des F.F.I. de la région C qui couvre les départements des Ardennes, de la Marne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et des Vosges.
En janvier 1944, le Délégué Militaire Régional, André Schock (D.M.R. depuis septembre 43) est arrêté par la Gestapo à Paris. Grandval est pressenti pour prendre sa succession. A compter de février, Grandval va cumuler les fonctions de chef des F.F.I. et de Délégué Militaire Régional de la région C (pseudo « Planète »).
En sa qualité de chef des F.F.I., il rend compte de son activité au COMAC (la Résistance intérieure). En tant que D.M.R., il est aux ordres du général Koenig, donc du général de Gaulle (résistance extérieure). Cette double casquette en fait l'unique intermédiaire pour la région entre l'état-major interallié à Londres et la Résistance intérieure.
A la libération, le général de Gaulle lui confie le commandement de la XXe Région Militaire et le fait compagnon de la Libération et Chevalier de la Légion d'Honneur. Après avoir passé dix ans en Sarre en qualité de Gouverneur Militaire puis d'Ambassadeur de France, il sera nommé Résident Général de France au Maroc.
Après 1958 et le retour du général de Gaulle, il sera successivement Secrétaire général de la Marine marchande, puis Secrétaire d'État au commerce extérieur et pendant quatre ans Ministre du Travail.
Grand Officier de la Légion d'Honneur et membre du Conseil de l'Ordre de la Libération, Compagnon de la Libération, titulaire de la Rosette de la Résistance et d'une croix de guerre ornée de trois palmes et d'une étoile (parmi ses décorations les plus prestigieuses), Gilbert Grandval est décédé le 29 novembre 1981 à Paris.

245 – IMBERT Marcel, né le 14 octobre 1907 à Puilly et Charbeaux. Fusillé à Paris le 21 août 1944.
246 - IDRISSA Diana, date de naissance et domiciliation inconnues. Caporal FFI du maquis de Lançon, fusillée le 29 août 1944.
247 – ISIDORE René, né le 6 février 1920 à Mainvillers (Loire). Réfractaire au STO, réfugié au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. « Sylvain » fut arrêté à Mézières le 13 décembre 1943 par la gendarmerie pour un vol de bicyclette. Porteur d’une arme appartenant à un gendarme abattu à Bergnicourt le 27 novembre précédent, il fut remis à la Gestapo. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé à Mézières le 7 février 1944.
248 – JACQUAT Anna, née KARPEN le 24 mai 1894 à Gilsdorf (Luxembourg), tenancière du café de « la Petite Vitesse » à Charleville. Arrêtée par la Gestapo le 31 octobre 1942 pour « propagande gaulliste » et « manœuvres propres à favoriser l’évasion de prisonniers », elle appartenait à l’organisation fondée par Paul Royaux (OCM). Détenue à la prison de Saint-Quentin, puis au fort de Romainville, elle fut déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’ Auschwitz, où elle décéda le 15 février de la même année.
249 – JACQUEMIN Raymond, né le 7 novembre 1910 à Fumay, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
250 – JAMIN René, né le 23 janvier 1905, domicilié à Lucquy. Fusillé le 25 août 1944.
251 – JANDER Eugène, né le 24 février 1925 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
252 – JANDER Jean-Eugène, né le 26 janvier 1923 à Differdange (Luxembourg). Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
253 – JANKOWSKI Jean, né le 26 juin 1922 à Boguszince (Pologne), domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
254 – JEANLIN Paul, Maurice, né le 17 novembre 1920 à Givonne, domicilié à Attigny. Fusillé lors de l’attaque des FFI à Montmarin (Givry sur Aisne) le 1er septembre 1944.
255 – JENDRYKA Mieczolaw, né le 1er octobre 1929 à Kors Kesiska (Pologne), domicilié à Terron-sur -Aisne. Fusillé en cette commune le 1er septembre 1944.
256 – JOLLY Albert, né le 7 février 1903 à Viel-Saint-Rémy, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé au camp de concentration de Mauthausen le 28 février 1944.
257 – JOLY André, né le 13 février 1903 à Rozoy-sur-Serre (Aisne), agriculteur en cette commune. FFI, fusillé par les Allemands lors des combats pour la libération de Rozoy le 31 août 1944.
258 – JOLY Louis, né le 14 novembre 1896 à Roubaix, commercant gérant des « Coopérateurs » à Viel Saint Rémy. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Transféré au camp de concentration de Mauthausen, il fut gazé à Hartheim (Kommando de Mauthausen) le 5 juillet 1944.
259 – JONET Marcel, né le 21 octobre 1921 à Monthermé, domicilié à Château-Regnault. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
260 - JONVAL Henri, né le 13 mars 1912 à Saulces-Monclin, domicilié à Sedan. Dates et motifs de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Compiègne le 15 juillet 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Décédé en Allemagne, à Sandbostel, le 20 avril 1945.
261 - JOURDAIN Louis, né le 12 avril 1922 à Rouen, domicilié à Sedan. Fusillé à Gournay (Seine-Saint-Denis) à une date inconnue.
262 - JURION Henri, né le 14 août 1879 à Launois, boulanger en cette commune. Arrêté par la Gestapo le 23 décembre 1943 pour avoir ravitaillé le maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. Il fut déporté au départ de Compiègne le 22 mars 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald. Décédé à Buchenwald le 29 août 1944.
263 - KISS Gabriel, né en Hongrie, domicilié à Fossé. Fusillé à Fossé, près de Buzancy, en septembre 1944 lors des combats pour la libération.
264 - LABAR Pierre, né le 14 avril 1905 à Saint-Germainmont, artisan en cette commune. Il fut l’un des organisateurs de la formation de groupes FTP dans cette partie du département. Au printemps 1944, il devint l’un des cadres de la 5e Compagnie FTP du Secteur Sud des Ardennes, puis il suivit le capitaine « Pascal » lorsque celui-ci se sépara, en juin, pour former un maquis mobile dans la région d’Asfeld. Il fut fusillé à Sault-lès-Rethel lors d’une opération de sabotage, le 8 août 1944.
265 - LACOUR Louis, né le 12 mai 1921 à Fumay, domicilié à Revin. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
266 - LADOUCE Victor, Auguste, Octave, né le 9 novembre 1902 à Suzanne, électricien à Bar-les-Buzancy. Arrêté par la police allemande le 14 mai 1944 pour détention illégale d’arme, condamné à la peine de mort par le Tribunal militaire allemand de Charleville, il fut fusillé au fort des Ayvelles le 5 juillet 1944.
267 - LAHAYE André, né le 12 mars 1916 à Charleville, domicilié à Mézières. Fusillé au maquis de Malleval (Isère) le 29 janvier 1944.
268 - LAHAYE René, né le 4 novembre 1914 à Charleville, domicilié à Mézières. Fusillé au maquis de Malleval (Isère) le 29 janvier 1944.
269 - LALLEMANT Alexandre
270 – LALLEMENT Jean, né le 10 septembre 1920 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
271 - LAMBERT Charles, né le 14 octobre 1900 à Reims, commerçant à Attigny. Arrêté le 6 avril 1944 par la Gestapo pour hébergement d’aviateurs alliés (réseau « Samson »), dans le cadre de l’affaire dite « des parachutistes ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau. Décédé au camp de Léonberg (Kommando du camp de Natzweiler) le 2 février 1945.
272 - LAMBERT Émile, né le 28 février 1886 à Rocroi, mari de DURBECQ Marguerite, loueur de voitures à Charleville. Arrêté par la Gestapo le 31 mars 1944 dans le cadre de « l’affaire des parachutistes ». Déporté au départ de Compiègne le 2 juillet 1944 vers le camp de concentration de Dachau. Décédé à Dachau le 27 décembre 1944.
273 – LAMBERT Joséphine, née REY le 13 janvier 1891 à Gégonzac (Lot), domiciliée à Linay. Mère de Robert Lambert. Arrêtée le 4 janvier 1944 en représailles de l’action de son fils. Déportée au départ de Compiègne le 31 janvier 1944 vers le camp de concentration de Ravensbrück. Décédée à Ravensbrück le 14 janvier 1945.
274 - LAMBERT Marguerite, Léa, née DURBECQ le 9 avril 1892 à Rocroi, cuisinière au Secours National, domiciliée à Charleville. Arrêtée le 31 octobre 1942 pour propagande gaulliste et aide aux prisonniers évadés, dans le cadre du réseau fondé par Paul Royaux (OCM). Déportée au départ de Compiègne le 24 janvier 1943 vers le camp de concentration d’Auschwitz. Décédée à Auschwitz en mars 1943.
275 – LAMBERT Pierre, 22 ans, natif et habitant de Charleville. Fusillé le 1er septembre 1944, lieu et circonstances inconnus.
276 - LAMBERT Robert, né le 15 juin 1926 à Linay, domicilié en cette commune. Membre du service de renseignement du Banel. Envoyé en mission à Vireux avec Maurice Rzepecki. Les deux hommes furent arrêtés par la Feldgendarmerie le 6 janvier 1944, après échanges de coups de feu, en gare de Vireux. Robert Lambert fut fusillé sur place.
277 – LAMBERT Roland, Gabriel, né le 19 juillet 1924 à Montcy-Saint-Pierre, domicilié en cette commune. Arrêté avec Pierre Chardin et André Marchand dans la nuit du 9 au 10 juin, au retour d'un parachutage, sur la route de Monthermé à Charleville. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Charleville. Fusillé le 1er juillet 1944 au fort des Ayvelles.
278 – LAMY Hildebert, né le 28 juin 1905 à Bay, ouvrier agricole à Houdilcourt. Il fut arrêté par la gendarmerie française pour possession d’armes, après dénonciation, le 25 avril 1942. Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand de Rethel le 1er mai, il fut fusillé à Mézières le 10 mai 1942.
279 – LANEZ André, né le 12 mars 1922 à Laon, gendarme à Hautes-Rivières. Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut fusillé lors de l’attaque allemande du 24 août 1944 à Hautes-Rivières.
280 – LANGUET Bernard, né le 24 février 1915 à Feuges (Aubes). Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut fusillé lors de l’attaque allemande du 24 août 1944 à Hautes-Rivières.
281 – LASALLE Maurice, né le 4 novembre 1920 à Nouvion sur Meuse, domicilié en cette commune. Arrêté en septembre 1942, après avoir participé à une grande distribution de tracts à l’occasion de la commémoration du 150e anniversaire de la victoire de Valmy. Appartenant aux Jeunesses communistes de Nouvion il fut jugé par la cour spéciale de Nancy et fut condamné à deux années de réclusion. Saisi par les Allemands comme otage, il fut déporté au départ de Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald le 12 mai 1944. Décédé à Ellrich (Kommando de Dora) en décembre 1944.
282 – LAURENT Helmut, né le 17 août 1918 à Saint-Avold (Moselle), domicilié à Braux. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
283 – LEBRUN Jules, Alexandre, né le 11 janvier 1922 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
284 – LECOMTE Maurice, né le 17 janvier 1920 à Neuflize, domicilié en cette commune. Arrêté le 14 mai 1941 par la Brigade de Police Judiciaire de Reims pour avoir apposé des tracts de propagande communiste sur les murs de Tagnon. Otage fusillé le 2 juin 1944 à la prison de Melun.
285 – LEFEBVRE Gilbert, Adolphe, né le 12 avril 1924 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
286 – LEJEUNE Alfred, né le 9 novembre 1877 à Illy, maire de cette commune. Fusillé à Illy par les francistes commandés par Paoli, connus sous la dénomination de « bande au bossu », le 28 août 1944.
287 – LEJEUNE André, né le 21 février 1924 à Schaebeck (Belgique), domicilié à Chassepierre (Belgique). Maquisard au Banel. Fusillé par les Allemands le jour de l’attaque du maquis le 18 juin 1944.
288 – LEJEUNE Julien, né le 19 octobre 1888 à Reims, domicilié à Savigny-sur-Aisne. Fusillé à Senuc le 2 septembre 1944.
289 – LEMASSON Auguste, Gustave, Paulin, né le 12 juillet 1919 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
290 – LEMERCIER Gabriel. Date et lieu de naissance inconnus. Fusillé le 3 mars 1944.
291 – LEMOINE Marius, né le 17 février 1906 à Voncq, jardinier à Floing. Arrêté le 11 avril 1943 pour vol et détention d’un pistolet au préjudice des autorités allemandes. Déporté au départ de Paris, gare de l’Est, le 27 mai 1943 vers le SS-Sonderlager Hinzert. Soumis au décret Keitel « Nacht und Nebel ». Décédé au camp de concentration de Gross-Rosen le 10 novembre 1944.
292 – LEPAGE Gérard, né le 27 février 1926 à Sedan, domicilié en cette commune. Fusillé à Terron- sur-Aisne le 1er septembre 1944.
293 – LEPINE Gaston, Léon, né le 21 décembre 1923 à Revin, domicilié en cette commune. Volontaire au maquis des Ardennes, fusillé à Revin le 13 juin 1944.
294 – LEROY Albert, domicilié à Hautes-Rivières. Il rejoignit le maquis des Ardennes, où il fut fusillé lors de l’attaque allemande du 24 août 1944 à Hautes-Rivières.
295 – LEROY Philippe
296 – LEROY Serge, né le 4 avril 1922 à Paris, domicilié à Seuil. Fusillé par les Allemands à Seuil le 30 août 1944.
297 – LESIEUR Paul, né le 30 juin 1920 à Amagne, domicilié en cette commune. Date et motif de l’arrestation inconnus. Déporté au départ de Châlons-sur-Marne vers le camp de concentration de Natzweiler le 19 août 1944. Transféré ensuite aux camps de concentration de Dachau et de Buchenwald. Décédé au camp de Léonberg (Kommando de Natzweiler) le 11 mars 1945.
298 – LESUR René, né le 24 août 1920 à Rozoy-sur-Serre (Aisne). Appartenant au groupe d’Emile Fontaine (chef de secteur de Rumigny/Signy-l’Abbaye). Organisateur d’une filière d’aide aux prisonniers de guerre français évadés, aux aviateurs alliés, aux Juifs du camp des Mazures, aux réfractaires du STO. Dénoncé par un traître à la solde de la Gestapo, il fut arrêté le 5 mai 1944 à Dohis. Déporté au départ de Compiègne le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Après transfert au camp de Sachsenhausen, il est décédé au camp de concentration de Mauthausen le 23 février 1945.
Ceux qui ont lu Article 75 (si, si, il y en a…) se souviennent peut-être d’Henri Saam, cet interprète du Bureau de placement allemand de Charleville qui dirigeait le Groupe d’action de ce service (voir p.178-179).
Selon un rapport de la Surveillance du Territoire daté du 29 mars 1945, « c’est lui qui assurait la liaison de cette brigade avec les différents services de la
police allemande (Gestapo, Feldgendarmerie, Feldkommandantur). Quoique s’occupant particulièrement des réfractaires, il centralisait tous les renseignements rapportés par ses
informateurs [les hommes du GA] au sujet de la Résistance et les transmettait à la Gestapo pour leur exploitation. »
Henri Saam reconnut que le Groupe d’action participa à des expéditions contre les maquis aux côtés des troupes régulières.
En fuite à la fin du mois d’août 1944, Henri Saam s’engagea dans l’armée Leclerc à Strasbourg à la libération de cette ville. Après deux mois et demi de campagne, il fut arrêté en février 1945. A
son procès, il put produire un nombre important d’attestations certifiant qu’il avait soustrait des jeunes gens au STO et qu’il avait même fourni des renseignements à des agents du 2e bureau. Il
fut condamné à 20 ans de travaux forcés le 5 juin 1945 par la Cour de justice des Ardennes, mais fut libéré l’année suivante.
Henri Frenay, fondateur du mouvement « Combat », y relate, entre autres, l’action d’un de ses lieutenants, Pierre de Froment, chargé du service de renseignements du mouvement, qui tissa sa toile dans le nord de la France et fut arrêté en février 1943 puis déporté en Allemagne.