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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 18:11

Le 5 septembre 2021, après la cérémonie de la libération, les habitants d’Hargnies ont rendu un hommage particulier à l’un de ses enfants, Henri Victor Briard, dont le nom a été ajouté à la stèle des victimes de la guerre 1939-1945. Henri Briard, déporté résistant, n’est pas inscrit au mémorial de Berthaucourt.

Henri Victor Briard est né à Hargnies le 14 juin 1907, fils de Théophile Briard et de Marie Irma Brichet qui s’étaient mariés en cette commune le 11 août 1895. Devenu gendarme, il fut affecté à la brigade de Clermont-en-Argonne (Meuse). Marié à Suzanne Raucourt, il eut deux enfants.

Résistant FFI durant l’Occupation, il fut arrêté dans une rafle de représailles menée par la police allemande le 30 juillet 1944, au lendemain de l’attaque d’un convoi allemand par les membres du maquis de l’Argonne. Déporté depuis Nancy le 19 août 1944 à destination du camp de concentration de Natzweiller-Struthof sous le matricule 22864, il fut transféré le 4 septembre 1944 au camp de concentration de Dachau puis à celui de Mauthausen le 16 septembre. Affecté au kommando de Melk à la construction d’une usine souterraine, il travailla au terrassement ou à la fabrication de béton. Evacué à bout de forces à l’infirmerie du camp, il y serait décédé 48 heures après son admission, soit le 26 novembre 1944.

Sources : Livre-Mémorial de l’AFMD. Bulletin municipal d’Hargnes n° 12, février 2022 (https://hargnies.fr/wp-content/uploads/sites/99/2022/03/HARGNIES-bull-2022-.pdf)

 

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