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Les abeilles

Et je sais qu’il y en a qui disent : ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux-là il faut répondre :
« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944

Les rendez-vous

Vendredi 12 mai à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Grégory Kaczmarek : "La grande grève revinoise de 1907 : cinq mois de combats ouvriers".

Vendredi 16 juin à 18 h, aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, conférence de Philippe Lecler : "Pol Renard, un héros de la Résistance".

 

 

11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 18:55

Comme je l’ai déjà largement souligné dans d’autres articles sur ce site,  de nombreux résistants ardennais, et d’autres personnes victimes des exactions nazies durant l’Occupation, sont absents de la liste gravée sur la pierre des murs de Berthaucourt (voir ici par exemple). À l’occasion de recherches effectuées sur les personnes exécutées durant l’Occupation pour le Maîtron des fusillés, j’ai retrouvé la trace de Paul Valentin, dont voici la notice.   

VALENTIN Paul, Henri, Amédée, né le 2 juillet 1903 à Sapogne (aujourd’hui Sapogne-sur-Marche) ; exécuté sommairement par les Allemands le 16 août 1944 à Allibaudières (Aube) ;  inspecteur de police à Troyes (Aube) ; résistant.

Fils de Jean François Jules Valentin et d’Henriette Zélia Pécheux, époux de Denise Lésaquard, domicilié à Givry-en-Argonne (Marne), détaché en dernier à Troyes (Aube), l’inspecteur de police Valentin fut exécuté d’une balle dans la tête sur le territoire de la commune d’Allibaudières (Aube) le 16 août 1944. Son corps ne fut découvert que le 4 septembre 1944. Il fut d’abord inhumé au cimetière communal de cette commune, avant d’être exhumé et transféré au cimetière de Sapogne.

Il apparait que Paul Valentin avait appartenu, à compter du 6 juin 1944, à un groupe franc de la police dénommé « Laroche » rattaché à l’Armée secrète de la Résistance de l’Aube. Capturé par la police allemande, il fut sommairement exécuté à Allibaudières le 16 août 1944.

La mention « Mort pour la France » fut portée le 4 juillet 1947 sur l’acte de décès de Paul Valentin. Aucun monument aux morts ne rappelle son nom, qui ne figure pas sur le mémorial de la Résistance de Berthaucourt.

 

Source : SHD Caen AVCC cote AC 21P 170365 - Arch. Dép. des Ardennes, 1W55. – Site Internet Mémoire des Hommes.

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